COVID19, l’AWEX aux côtés des entreprises wallonnes au Maroc08/05/2020

Face à la crise exceptionnelle liée au Covid-19, le Gouvernement wallon a pris une série de mesures afin de soutenir les entreprises et indépendants qui connaissent des difficultés de trésorerie. Le bureau  de l’AWEX, l’agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements étrangers reste également à l’écoute des entreprises. 

Au vu des circonstances exceptionnelles liées à la pandémie, les autorités wallonnes ont décidé de constituer un fonds extraordinaire de 518 millions d'euros pour venir en aide aux entreprises. De plus, l’Union Européenne, habituellement très stricte en matière de lois antitrust a rapidement assoupli ses règles interdisant la distorsion de la concurrence. Cette indulgence a permis aux États d’octroyer des aides ponctuelles aux sociétés les plus fragiles et permettra de soutenir les banques en éventuelle difficulté.

Cette crise mondiale n’épargne pas les activités des entreprises wallonnes sur le territoire marocain. Le bureau de notre Conseiller économique et commercial (CEC) se mobilise également. Ce dernier offre des services tels que s'occuper de la sécurisation des contrats et des projets en cours à l'étranger via ses relais locaux ou encore garder le contact avec les prospects, l’alternative la plus simple à l'impossibilité de se déplacer. Nos CEC sont, par ailleurs, les relais privilégiés pour organiser des visio-conférences avec les partenaires. Pour en savoir plus, retrouvez l’ensemble des informations sur les entreprises wallonnes en temps de Covid19 sur le site de l’AWEX.

Les entreprises wallonnes au Maroc

Le Maroc représente le deuxième marché d’Afrique pour les exportations wallonnes après l’Afrique du Sud et accueille plusieurs de nos entreprises tel que Buzon Pedestal International, Fours H&C, Thomas & Piron, Bioclimas ou encore John Cockerill.

Fleuron de l’industrie wallonne, John Cockerill Maroc, filiale du groupe John Cockerill est implantée dans le Royaume chérifien depuis 2013. Un an et demi après, sa maison mère a procédé à l’acquisition de deux PME locales opérant dans l’énergie thermique, hydroélectrique et la maintenance industrielle. L’objectif de ces acquisitions calquées sur ses métiers déclinés au Maroc, était de «renforcer la valeur ajoutée locale mais aussi, d’accroître sa capacité de projeter dans la sous région, au Maghreb», assure le directeur général de John Cockerill Maroc, Alykhan Kassam.

En plus de sa filiale, John Cockerill a créé avec son compatriote Prayon, partenaire historique de l’OCP: Praytech Maroc, une co-entreprise, autrement appelée joint-venture détenue à parité gérée de manière bicéphale. Au total, les deux entités, plus ou moins équivalente sur le marché, ont permis la création de 250 emplois, intérimaires compris, pour un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros.

Bien ancré dans le paysage économique belgo-marocain, le directeur général de John Cockerill Maroc, Alykhan Kassam nous parle de son confinement.